In Patrick Seraudie’s  film “Une vie avec Oradour“,  Robert Hébras Lanois, one of only six people to survive the massacre of Oradour, and one of the last two eye witnesses to this terrible tragedy, gives a meticulous account of the day, filmed in the ruins of the village.

On 10th June 1944, four days after the Allied invasion of Normandy, 150 Waffen-SS soldiers entered Oradour-sur-Glane in the Limousin and massacred 642 innocent men, women and children, an unexplained tragedy which has gone down in history as one of the worst war crimes committed by the German army in World War II.



Nineteen-year-old Robert Hebras was one of the few who  miraculously escaped from a burning  barn by remaining partly covered beneath dead bodies of family and neighbours,  and pretending to be dead. His mother and two sisters perished. . Hebras presented his memories of that day, at the screening of the film.

A new village was built nearby after the war, but the untouched ruins of the  original remain  as a memorial of man’s inhumanity to man, as well as a museum  with items recovered from the burned-out buildings: watches stopped at the time their owners were burned alive, glasses melted from the intense heat….

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Oradour, by Jean Tardieu

Oradour n’a plus de femmes
Oradour n’a plus un homme
Oradour n’a plus de feuilles
Oradour n’a plus de pierres
Oradour n’a plus d’église
Oradour n’a plus d’enfants

Plus de fumée plus de rires
Plus de toîts plus de greniers
Plus de meules plus d’amour
Plus de vin plus de chansons.

Oradour, j’ai peur d’entendre
Oradour, je n’ose pas
Approcher de tes blessures
De ton sang de tes ruines,
je ne peux je ne peux pas
Voir ni entendre ton nom.

Oradour je crie et hurle
Chaque fois qu’un coeur éclate
Sous les coups des assassins
Une tête épouvantée
Deux yeux larges deux yeux rouges
Deux yeux graves deux yeux grands
Comme la nuit la folie
Deux yeux de petits enfants:
Ils ne me quitteront pas.

Oradour je n’ose plus
Lire ou prononcer ton nom.

Oradour honte des hommes
Oradour honte éternelle
Nos coeurs ne s’apaiseront
Que par la pire vengeance
Haine et honte pour toujours.

Oradour n’a plus de forme
Oradour, femmes ni hommes
Oradour n’a plus d’enfants
Oradour n’a plus de feuilles
Oradour n’a plus d’église
Plus de fumées plus de filles
Plus de soirs ni de matins
Plus de pleurs ni de chansons.

Oradour n’est plus qu’un cri
Et c’est bien la pire offense
Au village qui vivait
Et c’est bien la pire honte
Que de n’être plus qu’un cri,
Nom de la haine des hommes
Nom de la honte des hommes
Le nom de notre vengeance
Qu’à travers toutes nos terres
On écoute en frissonnant,
Une bouche sans personne,
Qui hurle pour tous les temps

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